Etem Geylan,İzzet Taskiran,Tuncay Çakmak
20 Décembre 2017•Mise à jour: 21 Décembre 2017
AA - Istanbul - Tuncay Çakmak
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré, mercredi, que la Turquie espère qu'un fort soutien soit apporté à la résolution sur le statut de Jérusalem qui sera discuté, jeudi, au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU), précisant que le monde d’aujourd’hui n’accepte plus les injustices.
Le chef de la diplomatie turque a tenu, mercredi, une conférence de presse avec son homologue palestinien, Riad el-Maliki, juste avant leur départ pour New York où l’Assemblée générale de l’ONU se réunira jeudi pour voter un projet de résolution concernant le statut de Jérusalem.
Cavusoglu a d’abord exprimé la détermination de la Turquie à déployer les efforts nécessaires dans le but de faire annuler la décision du président américain Donald Trump, reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël.
Le 17 décembre courant, le projet de résolution avait été soumis au Conseil de Sécurité (CS) mais celui-ci avait été rejeté à cause du veto américain, malgré le vote favorable des 14 autres pays membres du Conseil.
"La Turquie n’est actuellement pas membre du CS. Tous les pays membres du Conseil, en dehors des Etats-Unis, ont soutenu la Palestine et se sont opposés à cette décision illégale", a insisté Cavusoglu.
"En coopération avec le Yémen, la Palestine et les autres pays musulmans, nous avons proposé cette résolution à l’AG et, elle sera débattue jeudi. Nous nous attendons à un soutien fort. La décision de Trump ne dérange pas seulement les Musulmans, mais également les Chrétiens. Les Catholiques, les Orthodoxes, les Protestants, et même une majorité des Juifs s’opposent à cette décision", a-t-il affirmé.
Le ministre turc en a profité pour condamner les déclarations de certains dirigeants américains qui ont menacé de "noter" les pays qui voteront en faveur de la résolution.
"Qu’allez-vous faire en listant les pays ? Allez-vous les punir ? Le monde a changé. La pensée selon laquelle la raison du plus fort est la meilleure n'est plus valable. Désormais, le monde s'insurge contre les injustices. Il est temps que les USA abandonnent ce type de comportements", a-t-il critiqué.
Le chef de la diplomatie turque a conclu en indiquant qu’il allait travailler, avec le concours de son homologue palestinien, intensément à New York pour aboutir à un résultat positif à l’AG des Nations Unies.