Mona Saanouni
20 Décembre 2017•Mise à jour: 21 Décembre 2017
AA/Ramallah (Cisjordanie occupée) /Qays Abu Samra
Un tribunal militaire israélien a prolongé, mercredi, la détention de la fille palestinienne Ahed al-Tamimi (16 ans) jusqu’à lundi prochain, pour «enquêtes», sur demande du Ministère public israélien.
Le père d’Ahed, Bassem al-Tamimi a déclaré à Anadolu que «sa fille était venue menottée au tribunal militaire d'Oufar, où le Ministère public israélien avait demandé de prolonger sa détention jusqu’à lundi prochain, ce qui a été approuvé par le tribunal ».
«Je n’étais pas autorisé à parler à Ahed, mais il s’avère qu’elle est en bonne santé et elle s’est montrée confiante», a ajouté al-Tamimi, soulignant que sa fille a été transférée après l’audience vers la prison de Hacharoun dans le nord d’Israël.
De son côté, le journal israélien Yediot Aharonot, a indiqué sur son site électronique, que l’avocat de la fille palestinienne a décidé d’interjeter appel et de demander sa libération immédiate.
Cependant, le père de la fille a noté que sa femme Nariman al-Tamimi, elle-même détenue, sera à son tour auditionnée par le même tribunal demain jeudi.
Il a indiqué qu’il a reçu une convocation pour s'entretenir avec les services de Renseignement israéliens pour interrogatoire au centre de Benyamin, dans l’est de Ramallah.
L’armée israélienne avait arrêté Ahed et sa mère Nariman hier mardi.
Plus tôt dans la journée du mercredi, l’armée israélienne avait arrêté Nour Naji al-Tamimi, cousine de Ahed, à son domicile dans la localité de Nabi Salih (Ouest de Ramallah), au centre de la Cisjordanie occupée.
Des médias palestiniens ont rapporté que la jeune fille Ahed et sa cousine Nour ont été accusées par les autorités israéliennes « d’avoir agressé et expulsé des soldats de l'armée israélienne vendredi dernier ». La mère Nariman a été accusée « d’avoir incité les deux jeunes filles à la violence».
Ahed et Nour participent régulièrement à des marches et des manifestations contre la colonisation et contre le mur de séparation.
Le prix Handhala du Courage avait été décerné en 2012 à Ahed al-Tamimi par la municipalité de Basaksehir à Istanbul, pour la bravoure dont elle a fait preuve, face à l’armée israélienne.
La jeune Palestinienne avait, à l’époque, rencontré le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan (le président actuel) et son épouse, Emine Erdogan.