AA / Istanbul / Mohammed Cheikh Yusuf
L’Observatoire syrien des droit de l'Homme, relève que l'organisation de «l’Etat islamique» (EI) a libéré, lundi, près de 45 détenus de la campagne de Deir ez-Zor (est de la Syrie), non sans qu'ils prêtent allégeance à l’organisation, dans une tentative de soigner son image face aux multiples mouvements des Etats-Unis d’Amérique pour constituer une alliance internationale contre elle.
L'Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a déclaré, dans un communiqué publié mardi et dont Anadolu a eu copie, que « l’organisation a libéré des détenus qui l’avaient d’abord combattue mais qui ont fini par lui prêter allégeance, au terme de cycles de formation (légales) dans l’un de leurs camps militaires».
Cette initiative de l’organisation intervient, selon le communiqué, « avec d’autres mesures prises ces derniers jours dont l'objectif est de rapprocher l'EI des masses populaires et de soigner son image, en réaction aux informations sur la formation d’une alliance internationale de 40 Etats pour la combattre en Irak et en Syrie ».
Toujours selon l'OSDH (ONG basée à Londres) l’organisation "EI" a annoncé dans un communiqué de son comité général portant le numéro 7, avoir «interdit de filmer et de publié les scènes d'égorgements effectués par les soldats de l’EI pendant ou en dehors des combats, que ce soit dans les médias officiels des provinces ou sur des comptes personnels sur les réseaux sociaux ».
Ce document indique également que « ces vidéos ne peuvent être publiées que sous ordre spécial de l’organisation » et que « toute transgression de cette mesure sera sévèrement sanctionnée ».
D’autre part, le porte-parole de "l’EI" avait déclaré, dans un enregistrement publié sur le site d’hébergement vidéo, Youtube : « Si l’Etat Islamique avait pour objectif de cibler les familles et les civils, les rues et les marchés en sont remplis(...). Ceux qui veulent que l’organisation les épargne doivent commencer par tenir leur langue, arrêter de l’attaquer et cesser de prendre partie pour l’ennemi ».
Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry entame, mardi, une tournée dans la région du Moyen-Orient, au cours de laquelle il se rendra en Jordanie et en Arabie Saoudite, dans le cadre des efforts américains de mettre sur pied une alliance internationale afin d’aider l’Irak à combattre l’organisation de «l’Etat Islamique».
Cette visite coïncide avec l’arrivée du ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, en Jordanie dans la même perspective.
Le parlement irakien avait accordé, lundi soir, au cours d’une séance extraordinaire, la confiance au nouveau chef du gouvernement Haydar Abadi, tout en maintenant vacants les portefeuilles des ministères de la Défense et de l'Intérieur qui seront octroyés dans une semaine.