AA/ Washington/ Atheer Ahmed Kakan
Le sénateur américain et l’ancien candidat républicain à la présidentielle John Mc Cain, a accusé, jeudi, le président américain Barack Obama de « d'atermoiement et de laxisme à agir en Irak et à faire face aux menaces proférées par l’Organisation de l’Etat islamique en Irak et au Levant( EIIL)»
S’exprimant, jeudi, lors d’une allocution prononcée à l’American Entreprise Institute à Washington, Mc Cain a souligné que « l’EIIL contrôle actuellement la plus grande et la plus riche région de l'Irak», se déclarant persuadé que "cette organisation est incapable de s’emparer de la capitale Baghdad et ne détient pas les moyens suffisants pour le faire »
Pour le sénateur américain la question n’étant pas de savoir si « l’armée irakienne est capable de repousser toute offensive ciblant la capitale mais plutôt de si elle est en mesure de récupérer les villes déjà tombées entre les mains de l’EIIL ».
« Le président Obama ne cesse de faire preuve d’atermoiement et de laxisme à agir face aux menaces proférées par l’EIIL contre les intérêts des Etats unis d’Amérique et la sécurité de ses ressortissants », a regretté Mc Cain.
Interrogé par Anadolu, Mc Cain a souligné « qu’il ne ménagera aucun effort en vue de sensibiliser l’opinion publique aux dangers véhiculés par la situation en Irak»
"Je prononcerai sans répit des discours, je tiendrai des meetings, l’objectif étant de parvenir à adopter une loi sur cette question", a-t-il dit, citant en exemple la décision du Sénat américain exhortant l’administration américaine à prendre des « mesures énergiques et efficaces » pour lutter contre l’EIIL en Irak.
De son côté, le général en retraite, Jack Cain, président d’une institution spécialisée dans les études de guerre, a plaidé en faveur de « frappes aériennes ciblées et ponctuelles contre des sites stratégiques de l’EIIL afin d’éviter des pertes parmi les civils ».
« C’est la meilleure façon de les dissuader et de les vaincre en Irak », a-t-il assuré, mettant l’accent sur la nécessité « d’associer la Turquie aux efforts visant à lutter contre ce groupe armé".
« Nous sommes profondément convaincus que la Turquie est un partenaire actif et agissant. Elle est aussi un allié important dans la région qui pourrait assumer un rôle majeur dans cette crise », a-t-il soutenu.
La ville de Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, est tombée aux mains des insurgés de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), depuis plus d’une semaine, et ce après le retrait des forces de l’armée irakienne. Le même scénario s’était reproduit dans la ville de Takrit, chef-lieu de la province de Salaheddine (Nord) et dans d’autres régions de la province d’al-Anbar (Ouest) et de Houweija dans la province de Kirkuk (Nord)