AA/ Le Caire/ Hussein al-Qabani
A peine promulguée, la loi encadrant les prochaines élections législatives, promulguée jeudi, par le Président provisoire Adli Mansour, a suscité de vifs débats entre les opposés à la loi et ses défenseurs.
Alors que les défenseurs de la loi électorale avancent l’argument de la nécessité de l'avoir dans la situation difficile du pays, ceux qui s'y opposent estiment que les nouvelles dispositions régissant désormais le jeu électoral, permettent aux hommes d’affaires de contrôler un certain nombre de sièges au Parlement. Ce qui prépare le terrain à un retour au système législatif connu sous l'ancien président Hosni Moubarak.
Cette nouvelle loi électorale prévoit la combinaison de deux modes de scutin: un scrutin sur des listes fermées intégrales pour 120 sièges et un autre uninominal pour les 420 membres restants.
Par ailleurs la loi prévoit pour le prochain Parlement, 56 sièges pour les femmes, 24 pour les chrétiens et 35 sièges pour les jeunes de moins de 35 ans.
Parmi les défenseurs de cette loi électorale figurent des partis libéraux et nationalistes.
«Nous sommes engagés à respecter cette la loi émanant des députés et promulguée par le Président Adli Mansour, puisque l’Egypte passe par des moments difficiles et que tout le monde est dans l’obligation de s’unir pour les dépasser», a déclaré le chef du parti «Al Arabi Naceri » Mohamed Abul Ela. Il a confirmé la participation de son parti aux prochaines Parlementaires et souligné qu’il ne sera favorable à aucune contestation contre cette loi.
De son côté, le vice-président du parti du Congrès (libéral), Salah Hasballah a indiqué «Nous allons participer aux prochaines élections, mais nous envisageons de modifier cette loi par une action des députés de notre parti au sein du prochain Parlement ».
Il a estimé que quiconque boycottera les Législatives sera «le perdant» et que «l’Etat est en voie de réaliser les échéances de la feuille de route».
De côté des opposants, le parti salafiste «Al-Nour» a publié dans un communiqué, selon lequel cette loi «suscite des controverses sur le fond comme sur la forme», invitant le Président provisoire à ne pas promulguer le texte législatif.