AA/ Le Caire Said Fathi
Les tribunaux égyptiens ont jugés jeudi, quatre-vingt-dix-neuf militants pro Morsi dans trois affaires relatives à des actes de violence et des accrochages avec la police.
Les jugements émis par la cour pénale de Qalyubiya (nord du Caire) et celle de Kafr El cheikh(Delta du Nil) varient entre un et 25 ans de prison.
Les partisans de l'ex-président égyptien destitué, Mohamed Morsi sont accusés, précisent des sources judiciaires, d’avoir participé à des actes de violence et à des accrochages avec la police lors de manifestations.
La cour pénale de Shubra Al Khaimah (gouvernorat de Qalyubiya (nord du Caire), tenant séance à l’école de police de Boutrh (Sud du Caire), a prononcé des peines d’emprisonnement de dix ans pour quatre militants pro Morsi et de sept ans pour six autres. La cour a, en outre, condamné un mineur impliqué dans des émeutes (dans un village de Shubra en octobre dernier) à une année de prison avec sursis.
La même cour a condamné Abdallah Barakat de l'université d' al-Azhar, et Houssem Mirghani, un chef du mouvement des Frères Musulmans dans la province de Qaliyubiya à vingt cinq ans de prison. Ils devront, également, verser chacun une amende de 20 milles livres égyptiennes ( 2800 dollars) et seront mis sous surveillance policière pendant cinq ans. Tous deux sont accusés d’avoir bloqué une route secondaire à Qalyub.
A la lecture du verdict, les accusés ont scandé des slogans contre la cour et ce qu’ils ont appelé «le régime militaire»
La cour de Shubra avait condamné à mort, le cinq juillet dernier, dix accusés dont Mirghani, Baraket, Mohamed Abdelmaksoud et à la perpétuité 37 autres accusés dont Mohamed Badii, Mohamed Baltagi, Oussama Yassine et Mohamed Radhi.
La cour pénale de Kafr al-Cheick, tenant séance à l’école de police de Boutrh, a jugé 73 accusés dans l’affaire des émeutes (à proximité de la première section de kafr al-Cheikh) et a décidé des peines de quinze ans de prison ferme pour la majorité d'entre eux. Neuf accusés ont eu une peine de dix ans de prison et quatre mineurs une année de prison avec sursis pour chacun.
Des experts judiciaires précisent que les condamnations peuvent faire l’objet d’appel auprès de la cour de cassation dans un délai de 60 jours.