AA/ le Caire/ Hajer Dessouki-Islam Mosaad-Said fathi
Deux manifestants ont été tués, vendredi, dans le quartier de Matariya à l’est du Caire, ils participaient, vraisemblablement à la manifestation pro Morsi.
Un responsable du ministère égyptien de l’Intérieur a déclaré que la première victime ne participait pas à la manifestation et « a été tuée par les coups de feu des Frères Musulmans ».
Une source de l’Alliance pro-Morsi affirme de son côté que la victime a été tuée par les forces de la police qui dispersaient une manifestation à Matariya.
La même source a précisé que l’un de ses alliés, un nommé Mohamad Hassan, a été tué par la police lors de la dispersion d’une manifestation organisé après la prière de vendredi à Matariya.
Ali Eddamardash, conseiller du ministre de l’Intérieur et directeur de la sécurité du Caire, a déclaré à Anadolu que la victime a été tuée par les Frères Musulmans à sa sortie de la mosquée, précisant que celle-ci ne participait pas à la manifestation, que la police n’a rien à voir avec sa mort et que les forces de l’ordre géraient la situation avec calme et une grande maitrise de soi.
Une source sécuritaire a, par ailleurs, déclaré que la deuxième victime, Ahmad Amine Abdelaziz (40 ans), a été tuée dans des heurts qui ont éclaté entre les manifestants et des citoyens.
Le porte parole du ministère égyptien de la Santé, Houssem abdelghaffar, a déclaré à Anadolu que les manifestations de vendredi ont fait jusqu’à 16:00(14:00 GMT) deux morts et 15 blessés dans les différentes provinces où elles ont eu lieu.
Des manifestations ont été organisées vendredi, après la prière de vendredi au Caire et dans plusieurs provinces égyptiennes en réponse à l’appel lancé par l’Alliance pro-Morsi
Deux officiers de l’armée égyptienne on été tués plus tôt dans la matinée de vendredi et deux autres blessés dans deux attaques séparées respectivement au Caire et à Qaliyubiyah( nord) a rapporté une source sécuritaire.
L’armée égyptienne a démis le 3 juillet dernier Mohamad Morsi, le président égyptien de l’époque, fait que les alliés de celui-ci considèrent comme un coup d’Etat militaire et un retournement contre la légitimité
Depuis cette date l’alliance pro-Morsi organise des manifestations qui dénoncent son limogeage et appellent à rétablir « la légitimité »