AA/ Le Caire/ Islam Mossaad-Said Fethi
La cour pénale du Caire a ordonné jeudi la libération de Mohamed Fahmi et de Baher Mohamed, les deux journalistes d’al-Jazeera emprisonnés depuis environ 400 jours dans l’affaire «la cellule du Mariott» a rapporté une source judiciaire.
La source a précisé que la cour pénale du Caire a décidé de libérer le journaliste canadien Mohamad Fahmi (celui-ci ayant abandonné sa nationalité égyptienne) travaillant pour le compte de la chaîne qatarie al-Jazeera contre le versement d’une caution de 250 mille livres égyptiennes (33 mille dollars).
La même source a ajouté que la Cour a également ordonné la libération de Baher Mohamed l’autre journaliste d’al jazzera, ainsi que les autres accusés dans la même affaire contre la mise en caution de leurs domiciles.
Peter Greste, australien, Mohamed Fahmy, égypto-canadien et Mohamed Baher, égyptien, tous trois journalistes d’al-Jazeera, avaient été condamnés par un tribunal égyptien, en juin dernier, à des peines de prison de 3 à 10 ans. Ils ont été accusés d’avoir diffusé de fausses informations et d’avoir collaboré avec la Confrérie des Frères Musulmans.
La Cour de cassation a annulé ces condamnations en janvier dernier et ordonné un nouveau procès.
Peter Greste a été libéré et expulsé vers son pays d’origine le 28 janvier dernier en vertu d’une nouvelle loi permettant aux étrangers condamnés ou en instance de jugement en Egypte d’être expulsés vers leur pays.
Mohamed Fahmy a renoncé le 3 février dernier à sa nationalité égyptienne afin de pouvoir être expulsé sur la même base juridique que P. Greste.
Les autorités égyptiennes accusent la télévision qatarie al-Jazeera d’appuyer la confrérie des Frères Musulmans dont relève le président destitué Mohamed Morsi et qui est classée "organisation terroriste" depuis décembre 2013.