AA/Caire (Egypte)/ Mohamed Rammah
L’Union Européenne (UE) n’assurera pas un rôle de médiation entre le gouvernement égyptien et les Frères Musulmans, a indiqué jeudi le chef d’une mission de l’UE au Caire.
James Moran a déclaré à des journalistes au Caire que les camps égyptiens rivaux n’étaient pas prêts à solliciter l’aide de l’Europe et qu’il était peu probable qu’ils fassent appel à la médiation de l’UE dans un avenir proche.
L’Egypte a été minée par une bipolarisation politique depuis la destitution par l’armée du président Mohamed Morsi, en juillet 2013, suite à des protestations de masse.
Depuis lors, le gouvernement égyptien soutenu par l’armée a lancé une répression massive et violente contre les partisans des Frères Musulmans, accusant la confrérie de perpétrer des attaques meurtrières contres les forces de sécurité – accusation que le mouvement d'obédience islamique a démentie avec véhémence.
La chef de la diplomatie de l'Union Européenne (UE), Catherine Ashton a visité l’Egypte quatre fois depuis la chute de l’ex-président Morsi - qu’elle a par ailleurs rencontré lors de la détention de ce dernier dans un endroit resté secret – dans l’espoir de débloquer l’impasse politique du pays.
L’Union Européenne (UE) devrait surveiller la prochaine élection présidentielle égyptienne, prévue pour le 26 et le 27 mai.
Les deux candidats présidentiels en lice sont le ministre la Défense démissionnaire, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, et le chef du Courant populaire, Hamadin Sabahi – arrivé troisième lors de la présidentielle de 2012.
L’élection présidentielle égyptienne fait partie d’une feuille de route transitionnelle à trois étapes, imposée par l’armée suite à la destitution de Morsi, et qui appelle également à des élections parlementaires, prévues pour la fin de l’année.