AA / Alaa al-Rimaoui
Le tribunal central israélien de Jérusalem a reconnu, lundi, l’ancien Premier ministre israélien, Ehud Olmert, coupable de «fraude, d'abus de confiance et de corruption» dans l’affaire dite «dossier Talansky».
La radio publique israélienne a indiqué que «Olmert a été inculpé dans un procès d’appel, après avoir été acquitté en première instance pour insuffisance des preuves retenues contre lui».
La Cour suprême avait ordonné le réexamen de l’affaire après la soumission, par le ministère public, de nouvelles preuves. Celle-ci établissent qu’Olmert avait utilisé l’argent qu'il avait reçu de l’homme d’affaires américain Morris Talansky à des fins personnelles et non pas politiques comme il l’avait prétendu, selon la même radio.
Parmi les preuves présentées figurent des enregistrements audio de conversations entre Olmert et sa secrétaire Shula Zaken, qui a elle même révélé l’existence de ces enregistrements.
D’autres médias israéliens ont relayé des informations indiquant que Talansky collectait des dons aux Etats Unis au profit des campagnes électorales d'Olmert entre 1993 et 2003, en échange de facilitation et de l’appui du premier ministre israélien pour ses affaires.
Dans l’acte d’inculpation, les juges ont indiqué qu’il «a été prouvé qu’Olmert avait utilisé cet argent à des fins personnelles».
Les avocats d’Olmert ont de leur côté déclaré qu’ils étudient la sentence et qu’ils envisagent de contester ce jugement, selon la radio publique israélienne.
La condamnation de l’ex-Premier ministre devrait être annoncée le 5 mai prochain, ont précisé les médias.
Olmert avait été condamné à six ans de prison dans une autre affaire de corruption mais il avait fait appel auprès de la Cour suprême.