AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu
Le Président de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), Jean- François Copé a accepté de démissionner le mardi 27 mai, sous la pression excercée par les cadres du parti après l'enquête pour corruption relative à la société "Bygmalion".
L'agence de communication " Bygmalion" est accusée d'avoir surfacturé à l'UMP l'organisation des rassemblements de campagne du parti.
L'audition de trois députés de l'UMP ce lundi, dans le cadre de l'enquête pour corruption relative à la société "Bygmalion", fondée par deux proches de Copé, avait provoqué une crise au sein du parti.
Certains cadres de l'UMP tels que Pierre Lellouche (un des trois députés auditionnés), Bernard Debré et Lionel Tardy avaient appelé Copé à démissionner.
Lors d’une interview sur la chaîne française BFM TV, le directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, Jérôme Lavrilleux a admis les accusations en déclarant qu' "environ onze millions d'euros de dépenses liées à la campagne" ont été "ventilées sur d'autres opérations".
"Je n'ai pas eu le courage de dire stop", a-t-il ajouté.
Copé quittera la tête de l’UMP le 15 juin et son parti se réunira pour choisir un remplaçant.
Cependant, Lavrilleux a souligné que Sarkozy ainsi que Copé n’étaient pas en courant en déclarant "J'ai fait part à plusieurs personnes de mon sentiment que l'on aurait du mal à boucler tout ça (les factures des meetings). Je précise que je n'en ai pas fait part à Nicolas Sarkozy ou à Jean-François Copé”.
Par ailleurs, lundi après-midi la police a effectué une perquisition au siège de l'UMP à Paris.