Wafae El Baghouani
09 Avril 2026•Mise à jour: 09 Avril 2026
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
La France a appelé jeudi à inclure le Liban dans le cessez-le-feu en cours au Moyen-Orient, tout en excluant tout renforcement militaire immédiat dans le détroit d’Ormuz, a déclaré la ministre des Armées Catherine Vautrin.
S’exprimant sur BFMTV-RMC, Catherine Vautrin a appelé Israël à « cesser le feu sur le Liban », jugeant la situation « absolument dramatique », après des frappes ayant fait au moins 254 morts selon un bilan provisoire.
Elle a insisté sur la nécessité d’élargir l’accord en cours, affirmant que « le Liban est concerné » et qu’« il faut absolument l’inclure dans l’accord de cessez-le-feu ».
Sur le plan militaire, la ministre a indiqué que la France n’envisage pas de déployer de nouveaux moyens navals dans la région à ce stade.
« Au moment où je vous parle, nous ne parlons pas du tout d’envoyer des frégates » pour sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz, a-t-elle déclaré, tout en précisant que « rien n’est à exclure pour le déminage ».
Concernant le dispositif militaire français, Catherine Vautrin a également affirmé que le porte-avions Charles-de-Gaulle « reste en Méditerranée orientale » et « ne bouge pas », excluant tout redéploiement vers le Golfe.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de trêve fragile entre les États-Unis et l’Iran, entrée en vigueur plus tôt cette semaine, mais menacée par la poursuite des hostilités au Liban.
Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées mercredi ont fait au moins 182 morts et près de 900 blessés, suscitant de vives réactions internationales et des appels à la désescalade.
Plusieurs responsables français ont également souligné la nécessité d’inclure le Liban dans tout accord de cessez-le-feu afin d’éviter une extension du conflit à l’ensemble de la région.