AA/New Delhi (Inde)/ Mubasshir Mushtaq
Au moins dix civils non armés ont été tués jeudi soir,dans deux attaques séparées qui auraient été perpétrées par le groupe de rebelles armés Bodo, dans deux villages de l’Etat d’Assam, ont rapporté des médias indiens.
Lors de la première attaque, des rebelles suspectés de faire partie de l’illicite Front démocratique national du Bodoland (NDFB), ont tué trois personnes à Baksa, dans le district de Kokrajhar, à Assam, Etat du nord-est de l’Inde.
Les rebelles, faisant partie de la minorité ethnique Bodo, sont en conflit avec les autorités indiennes parce qu'ils réclament une région autonome pour leur peuple.
«Des officiers armés appartenant aux factions du Front démocratique national du Bodoland (NDFB), opposées aux pourparlers, ont assailli deux maisons du village en faisant feu aveuglément, tuant trois personnes, dont deux femmes » a déclaré le Directeur-général de la Police d’Assam, AP Raut, à l’agence de presse Indo-Asian News Service.
Le BTC a été formé en tant que «privilège territorial» lorsque le groupe séparatiste armé des Tigres de libération du Bodoland (BLTF) ont capitulé et signé un pacte avec l’Etat indien.
La seconde attaque, ayant eu lieu jeudi durant la nuit, a causé la mort de sept civils – dont quatre femmes et deux enfants – et en a blessé trois autres, dans la zone de Tulsibil, qui fait également partie du district de Kokrajhar. Les auteurs des violences sont également suspectés de faire partie du NDFB.
Les deux actes de violences interviennent quelques jours après les élections législatives nationales, qui se sont conclues le 24 avril à Assam.
« Ils [les combattants] sont des individus qui ont la gâchette facile ; il est difficile d’établir une raison en particulier pour leur attaque » a affirmé Raut.
Certains médias indiens ont spéculé sur les causes des deux attaques, suggérant qu’elles seraient le résultat de récentes opérations des forces indiennes contre l’insurrection.
L’Etat d’Assam a été en prise à d’importantes émeutes entre l’ethnie Bodo et des musulmans, en 2012, ayant causé la mort de plus de 80 personnes et le déplacement 400 000 autres.