AA/Bagdad/Ali Jawad
Le ministère irakien de la Migration et des déplacés a annoncé ce vendredi que 530 mille familles de déplacés de différentes régions ont été officiellement comptabilisées en mars, contre 521 mille le mois précédent.
Le 20 février dernier, le ministère irakien avait en effet déjà constaté une hausse du nombre des déplacés dans les quatre provinces de Diyala (est), al-Anbar (ouest), Salaheddine, et Ninive (nord), atteignant les 521 mille familles, à la suite de l’élargissement du champ de combats entre les forces gouvernementales et l’EIIL.
Dans une déclaration donnée à Anadolu, Sattar Norouz le porte-parole du ministère irakien de la Migration et des déplacés a affirmé :
«Un retour des familles déplacées a été constaté dans certaines des zones libérées de l'emprise de l’EIIL par les forces de sécurité, les combattants de la Mobilisation populaire (milices chiites pro-gouvernementales) et les Peshmergas. Mais d’un autre côté, des familles se sont déplacées des zones des opérations militaires dans la province de Salaheddine, pour se réfugier dans des régions plus sûres ».
Norouz a ajouté que «le nombre de familles déplacées actuellement enregistré dans la base des données du ministère a atteint 530 000, mais nous nous attendons à ce que ce chiffre baisse quand les forces de sécurité parviendront à libérer d’autres régions de la présence des terroristes».
L’EIIL a pris le contrôle de Mossoul, chef-lieu de la province nord-irakienne de Ninive le 10 juin 2014. La domination de l’organisation s’est ensuite étendue à plusieurs régions du nord, de l'est et de l'ouest de l’Irak.
Les forces irakiennes, les forces alliées et les forces des peshmergas kurdes tentent, avec le soutien des avions de la coalition internationale, de reprendre les zones tombées sous contrôle de l’organisation depuis juin dernier.