AA / Bagdad / Moayed Ettarfi
Hamed al-Matlak, vice-président du parlement irakien et membre de la Coalition parlementaire des Forces nationales, a appelé à former, rapidement, un «gouvernement de compétences» loin des calculs politiques, demandant aux différents blocs parlementaires de s’entendre sur des noms à présenter en «un seul panier» aux postes des trois présidences (parlement, république, gouvernement).
Ces déclarations ont été faites par al-Matlak lors d’une conférence de presse tenue au siège du parlement à Bagdad, et à laquelle le correspondant de Anadolu a assisté.
Al-Matlak a déclaré que « la solution pour parer à la dangereuse situation politique du pays est de former rapidement un gouvernement de compétences», précisant que «les forces politiques ne doivent en aucun cas élire une personnalité aux mains tâchées de sang».
Il a également insisté sur la nécessité de présenter les trois candidats choisis en un seul et «même panier», expliquant : «les présenter séparément risque de prolonger et compliquer la crise politique de l’Irak».
Le Vice-président a également appelé la communauté internationale à intervenir pour mettre un terme aux violations des Droits de l’Homme en Irak.
La Coalition nationale irakienne, qui compte un groupe de libéraux et de chefs de tribus sunnites et chiites, occupe 21 des 328 sièges du Parlement irakien.
Le bloc de La Coalition nationale chiite est majoritaire avec 180 sièges il fournit le chef de gouvernement irakien. L’Alliance du Kurdistan (62 sièges), nomme un des siens candidat à la présidence de la République tandis que la composante sunnite a celle du Parlement.
La plupart des blocs sunnites et chiites s’opposent à un troisième mandat du premier ministre sortant, al-Maliki, en raison de ce qu’ils appellent l’« échec » sécuritaire et politique qui a accompagné ses deux précédents mandats pendant les huit dernières années.
De son côté, al-Maliki accuse certains de ses partenaires politiques d’avoir fait obstacle a la réalisation de son programme gouvernemental pendant les huit dernières années.
Depuis le 12 juin dernier, des groupes armés conduits par l’organisation de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) contrôlent de vastes régions dans le Nord et l’Ouest de l’Irak.
Alors que les leaders sunnites considèrent ces mouvements comme une «révolution populaire sunnite contre le gouvernement sectaire (chiite)», les autorités les qualifient "d'attaques terroristes".
Dans le même contexte, le parlement irakien a tenu sa troisième session dans la matinée du mardi, sous la présidence de Mahdi Hafedh (le plus âgé des députés) en présence de 250 députés, sur un total de 328, pour élire le président du parlement et ses deux adjoints, d’après le correspondants d’Anadolu.