AA/Téhéran/ Övünç Kutlu
L'Iran a annoncé lundi, être parvenu à un accord avec la Russie en vue de la création d’un fonds commun pour la vente de pétrole iranien.
L’agence de presse officielle iranienne IRNA, a rapporté, lundi, que le directeur des relations internationales de la société nationale pétrolière iranienne, Seyed Mohsen Ghamsari, a annoncé que l'Iran et la Russie ont signé un accord pour la création du Fonds commun.
Ghamsari a déclaré qu’une «partie des ventes de pétrole iranien se fera par le biais du fonds, qui servira également pour les achats de biens et d’équipements importés par l'Iran de pays étrangers».
Et alors que le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar-Zanganeh a déclaré que son pays et la Russie «vont échanger le pétrole contre de la nourriture», Ghamsari, lui, indique que «l'accord signé entre les deux pays ne comprend pas l’échange du pétrole contre de la nourriture", selon l'agence de presse de Téhéran.
Le responsable de la société pétrolière iranienne affirme que «le fonds commun qui sera établi entre l'Iran et la Russie, permettra à l'Iran d'exporter du pétrole par le biais de la Russie, il n'y aura donc pas de restrictions sur les exportations pétrolières».
Dans le même contexte, il a souligné que «l’exportation du pétrole iranien ne passera pas totalement par le biais de la Russie, puisque l'Iran a conclu des accords en ce sens avec d'autres pays».
Selon l'agence de presse officielle, des responsables iraniens ont annoncé que leur pays serait en mesure d'exporter du gaz naturel vers l'Europe, via la Russie, grâce à cet accord.
De son côté, le directeur des relations publiques de la société nationale du gaz iranien, Azizullah Ramadani, a affirmé que «l'Iran et la Russie oeuvreront bientôt à relier entre eux leurs gazoducs, en vue de vendre conjointement leur gaz naturel à l’Europe».
La Russie avait annoncé, au début de décembre 2014, l'annulation du projet de pipeline «South Stream», qui devait passer sous la mer Noire et par la Bulgarie pour fournir du gaz aux républiques des Balkans, à la Hongrie, à l'Autriche et à l'Italie.
Le projet avait été abandonné, parce que l'Union européenne s’y était opposée, considérant que le projet constitue un monopole de la société gazière russe, Gazprom. Le gazoduc Turkish Stream a été mis en place dans ce contexte, reliant les pipelines de la Russie à la Turquie à travers la mer Noire.