Laith Joneidi
20 Mars 2017•Mise à jour: 21 Mars 2017
AA/ Amman/ Laith Joneidi
La Cour de Cassation jordanienne, a approuvé, lundi, la décision de la Cour d’Appel d’Amman, de ne pas extrader aux Etats-Unis la citoyenne jordanienne Ahlam Tamimi, accusée d'être impliquée dans une attaque au cours de laquelle deux ressortissants américains ont été tués en 2001.
Le verdict [définitif] du tribunal a été prononcé au cours d’une audience présidée par le juge Mohammed Ibrahim, selon l’agence de presse jordanienne officielle, "Petra".
Une source judiciaire citée par "Petra" a indiqué à ce sujet : « La Jordanie et les Etats-Unis ont signé le 28 mars 1995, un accord d'extradition. Cependant, le traité n'a pas été ratifié par l'Assemblée nationale (la première chambre du parlement jordanien) pour qu’il puisse entrer en vigueur ».
Le Département américain de la Justice a demandé au gouvernement jordanien l’extradition de Tamimi. Celle-ci a été classée « terroriste » par le FBI, qui l’accuse d’avoir participé à un attentat contre un restaurant israélien, au cours duquel deux ressortissants américains ont été tués, en 2001.
Ahlam Tamimi a passé dix ans dans les prisons israéliennes. Elle avait été condamnée à 16 ans de prison pour avoir participé à l’exécution d’une opération menée par les Brigades Ezzedine al-Qassem, la branche armée du mouvement "Hamas", ayant ciblé un restaurant à Jérusalem-ouest, en août 2001. L’opération avait fait 15 morts et 122 blessés.
Tamimi a été libéré en 2011 et remise à la Jordanie en vertu d'un accord d'échange de prisonniers entre Israël et le Mouvement «Hamas».