AA/Tunis/Yousra Ouannes
L’ambassadeur de la Tunisie en Libye, Ridha Boukadi, a déclaré vendredi qu’il demeure attaché à sa décision de démission, annoncée mardi dernier (3 février).
Contacté au téléphone, par Anadolu, Ridha Boukadi a dit, vendredi, qu’il ne compte pas revenir sur sa décision de démission notant qu’il a remis une lettre dans ce sens au président de la République Béji Caïd-Essebsi, le 3 février courant, sans recevoir, à ce jour, de réponse officielle.
Boukadi a précisé que sa démission a été motivée par plusieurs facteurs dont la fermeture de l’ambassade tunisienne à Tripoli depuis plus de 5 mois notant que « cette décision de fermeture, qui laissé soixante mille Tunisiens vivant en Libye livrés à eux même, est dangereuse ».
Interrogé sur les accusations adressées à son encontre par le ministère public tunisien, selon lesquelles "il est intervenu pour faire relâcher un libyen qui détenait à son arrestation une boite de balles du même calibre que celles utilisées dans le meurtre du leader de la gauche Mohamad Brahmi, en coordination avec un cadre de la police tunisienne" Boukadi a précisé : « la personne en question n’est pas un terroriste ».
"Il s'agit d'un « du chef de la plus grade milice libyenne 'al-Halbous' relevant du chef d’Etat major libyen et à qui incombe la surveillance et la protection de la zone frontalière de Ras-jédir », a-t-il relevé.
Il a ajouté que la personne concernée était en Tunisie pour s'occuper de sa mère venue recevoir des soins.
Boukadi a occupé le poste d’ambassadeur de la Tunisie en Libye durant deux années.
Le porte-parole du ministère tunisien des Affaires étrangères Mokhtar Chaoucahi a précisé que l’ambassade tunisienne en Libye a été fermée à partir du 1er octobre 2014, au vu de la dégradation de la situation sécuritaire dans ce pays.