AA/Rangoun (Myanmar)/ Joshua Carroll
Une responsable des Nations Unies a appelé les rebelles et les troupes gouvernementales, embourbés dans des combats depuis le 14 janvier, dans le Nord du Myanmar, à permettre le passage en toute sécurité des civils et l’accès à l’aide humanitaire.
La coordonnatrice résidente des Nations Unies pour les affaires humanitaires au Myanmar, Renata Dessallien, a déclaré, vendredi, dans un communiqué, qu’elle était « profondément préoccupée » quant à l'état de la population civile dans la zone de conflit, exhortant aussi bien les rebelles d’ethnie Kachin, que les militaires de se rappeler leurs « obligations en vertu du Droit humanitaire international ».
Plus de 1000 personnes ont été forcées de fuir leurs maisons dans le village d’Aung Bar Lay, municipalité de Hpakan, depuis le début de la nouvelle vague d’affrontements, le 14 janvier, d’après le communiqué.
« J’appelle toutes les parties du conflit à permettre aux personnes déplacées et aux civils, demeurant près des zones de combats, de se déplacer vers des lieux plus sûrs et d'autoriser l’accès de l’assistance humanitaire vers ces zones sécurisées » a plaidé Dessallien.
Les troupes du gouvernement se battent contre l’Armée de libération nationale du Ta’ang (TNLA) au Shan, et contre l’Armée d’indépendance du Kachin (KIA) au Kachin.
Les deux armées sont affiliées à divers groupes ethniques qui combattent, depuis des décennies, l’armée du Myanmar pour acquérir plus d’indépendance.
Depuis 2011, les combats ont continué à éclater tout le long des frontières du pays, malgré les efforts du nouveau gouvernement réformiste pour assurer l’application d’un cessez-le-feu national.
Tandis que la plupart des groupes rebelles ont signé le cessez-le-feu avec le gouvernement, la KIA et la TNLA ne l’ont toujours pas fait.