AA/Le Caire/Houssein Kabbani
Des personnalités égyptiennes de l’opposition ont annoncé, samedi, une déclaration dite du Caire, visant à « resserrer les rangs des forces révolutionnaires contre les réseaux de despotisme et des institutions de la corruption, à sauver le processus démocratique et à récupérer la volonté populaire ».
La déclaration a été présentée lors d’un point de presse tenu, samedi, au domicile du président du Front « Al-Dhameer » (La Conscience) en présence de Seïf Abdelfattah, professeur ès sciences politiques à l’Université du Caire et Abderrahmen Youssef, un des militants de la révolution du 25 janvier 2011.
La déclaration, dont lecture a été donnée Abderrahmen Youssef prévoit que « la situation actuelle du pays commande que les forces révolutionnaires nationales resserrent leurs rangs ». « Il s’agit là d’une nécessité impérieuse pour relancer le processus démocratique face à l’appareil répressif du régime et récupérer la volonté populaire face aux réseaux de corruption ».
La déclaration appelle à « mettre en place un organe ad hoc chargé d’élaborer un pacte national et un code de conduite en vue de régir les rapports entre les forces nationales et les composantes de la société égyptienne ».
« Les forces révolutionnaires sont unanimes à considérer que ce qui se passe actuellement en Egypte n’est autre qu’une maigre tentative visant reproduire le régime de Moubarak », constate la déclaration
Interrogé par Anadolu sur le lien entre l’annonce de la déclaration et l’approche du scrutin présidentiel prévu les 26 et 27 mai courant , Abdelfattah a affirmé que « ses élections ne sont qu’une forme légitimation de l’illégitime », réaffirmant « l’engagement des forces de l’opposition à contrer les tentatives visant à mettre en place un régime militaire en Egypte ».
Dans le même contexte, des personnalités égyptiennes de l’opposition avaient annoncé, mercredi, 7 mai courant, lors d’une conférence de presse tenue à Bruxelles (Belgique), une déclaration de dix principes visant à «resserrer les rangs des forces de la Révolution de janvier 2011 et à récupérer le processus de transition démocratique».
La déclaration prévoit que « dix principes traduisant les aspirations des mouvements révolutionnaires depuis le 25 janvier jusqu’à aujourd’hui à un projet politique cohérent propre à garantir une transition démocratique après la chute du régime putschiste « terroriste » et de « la dictature militaire ».
Le texte avait fait l’objet de longues concertations entre les différentes sensibilités politiques de l’opposition», avait confié à Anadolu, Ibrahim Yosri le président du Front « Al-Dhameer » (La Conscience).
Parmi les signataires de cette déclaration, figurent Mohamed Mahsoub, vice-président du parti Al Wasat (opposition), le ministre des affaires juridiques sous le régime du président destitué Morsi, Tharwat Nafaa, universitaire indépendant, Yahya Hamed, dirigeant au parti de la Liberté et de la justice, issu de la confrérie des Frères Musulmans, le ministre de l’Investissement sous le gouvernement de Morsi et Mustapha Ibrahim, dirigeant de la Confrérie des Frères musulmans égyptiens à l’étranger.