AA/Addis-Abeba (Ethiopie)/ Addis Getachew
La présidente de la Commission de l’Union Afrcaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a exprimé sa «profonde inquiétude» face à la récente vague de violence dans la région d’Abyei revendiquée aussi bien par le Soudan que par le Soudan du Sud.
Dans une déclaration, Dlamini-Zuma a dénoncé des actes de violence perpétrés ces récentes semaines et incluant des «meurtres, des enlèvements et le vol de bétail dans différents villages» de cette région agitée.
Plusieurs personnes ont été tuées dans des affrontements entre des nomades arabes et des hommes de milices locales, durant lesquels des dizaines de têtes de bétail auraient également été volées.
La présidente de la Commission de l’UA a également appelé le Soudan et le Soudan du Sud à «renouveler leurs efforts pour la création rapide d’un service de police d’Abyei et d’organismes administratifs » conformément à un accord signé entre les deux pays en 2011.
Le Soudan du Sud a acquis son indépendance, en se séparant du Soudan, en 2011, pour ensuite sombrer dans le chaos en décembre 2013, lorsque le président sud-soudanais, Salva Kiir, a accusé le vice-président limogé, Riek Machar, d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat.
Quant au Soudan, il doit faire face à une insurrection active contre le gouvernement de Khartoum, menée, depuis 2011, par le MPLS-Nord dans les Etats du Kordofan du Sud et du Nil bleu.
Déclaré illégal par le gouvernement, le mouvement consiste principalement en des combattants qui ont pris fait et cause avec le sud durant la guerre civile soudanaise longue de plusieurs décennies.