Serap Dogansoy
10 Août 2026•Mise à jour: 10 Août 2026
Le gouvernement entend réduire de 300 millions d’euros, soit 30 %, les dépenses consacrées à la communication de l’État dès 2026, dans le cadre d’une réforme visant à mutualiser les campagnes publiques et à unifier les services concernés, a annoncé dimanche le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Ces dépenses doivent être ramenées à 700 millions d’euros, contre un milliard en 2024, après une hausse de 45 % entre 2019 et 2024, soit « près de trois fois l’inflation », a précisé le chef du gouvernement sur le réseau social américain X.
« La parole publique doit être plus efficace, plus sobre, plus lisible », a-t-il déclaré, annonçant une réforme organisée autour de quatre axes.
Les campagnes destinées au grand public, notamment dans les domaines de la prévention, de la santé publique, de la sécurité routière, de la lutte contre le narcotrafic et de l’électrification, seront davantage conduites à l’échelle interministérielle. Elles disposeront d’un budget commun de 113 millions d’euros afin de réduire la dispersion des moyens.
Dans chaque ministère, les délégations à l’information et à la communication deviendront les référentes de l’ensemble de leur périmètre, y compris des opérateurs placés sous leur tutelle.
Le gouvernement prévoit également de créer, dans chaque préfecture, un bureau unique chargé de la communication territoriale de l’État, placé sous l’autorité du préfet.
Les missions du Service d’information du gouvernement (SIG) seront parallèlement recentrées, notamment pour intégrer des outils d’intelligence artificielle. Une cellule mutualisée sera constituée à Matignon afin de coordonner la présence de l’État dans les grands salons et ses activités de veille.
Le gouvernement présentera chaque année au Parlement un bilan de ces dépenses. La réforme doit être pleinement opérationnelle à partir de janvier 2027.