AA/Le Caire (Egypte)
La haute cour d’appel d’Egypte a annulé, mercredi, des condamnations à la prison et à la peine capitale prononcées à l’encontre de trente-six personnes l’année dernière, lors d’un procès controversé et médiatisé durant lequel des centaines de partisans des Frères Musulmans ont été reconnus coupables.
La cour a également ordonné un nouveau procès pour les trente-six accusés.
L’avocat des accusés, Mohamed Tussoun, a déclaré que le guide des Frères Musulmans, Mohamed Badie, ne faisait pas partie des personnes dont les condamnations ont été rejetées, mercredi.
Tussoun a ajouté que le verdict de mercredi était, néanmoins, utile pour interjeter appel en faveur des accusés restants.
Lors d’un procès en deux étapes, le printemps dernier, un tribunal de la ville de Minya a condamné Badie – et 1120 autres accusés – à des «peines capitales préliminaires».
Les accusés ont été reconnus coupables du meurtre d’un policier et de l’attaque d’un poste de police, après la destitution par l’armée du président égyptien élu, Mohamed Morsi, en juillet 2013.
Les verdicts impitoyables ont suscité les vives réactions des pays occidentaux et des organisations internationales des droits de l’Homme qui les ont accusés d’être «motivés par des raisons politiques».
Le gouvernement égyptien, comme à son habitude, refuse de commenter les verdicts de la justice.
Depuis la destitution de Morsi, les autorités égyptiennes mènent une campagne de répression violente à l’égard des partisans de l'ancien président, en tuant des centaines d’entre eux et en emprisonnant des milliers d’autres.
En décembre 2013, l’Egypte a classé la confrérie des Frères Musulmans, dont Morsi est issu comme «organisation terroriste».