AA/ N'djamena/ Mahamat Ramadane
"La tête pensante de Boko Haram pour le Tchad et le Nord-Cameroun a été arrêtée, dimanche soir, ainsi que nombre de ses complices en possession de documents et d'une cinquantaine de puces téléphoniques", a déclaré, lundi, Abderahim Bremé Hamid, ministre tchadien de l'Intérieur et de la sécurité publique tchadien.
Il n'a, toutefois, pas précisé si le chef arrêté est impliqué dans les derniers attentants terroristes perpétrés dans la capitale tchadienne le 15 juin.
S'exprimant, lundi, en conférence de presse tenue quelques heures après l'explosion terroriste qui a eu lieu, tôt dans la matinée, dans le huitième arrondissement de la capitale N'Djamena, le responsable tchadien a précisé qu'après interrogations, un des complices du chef arrêté, a indiqué aux forces tchadiennes le chemin d'une concession à Diguessou (8ème arrondissement de la capitale) dédiée à la fabrication et au montage de bombes artisanales.
Les forces de l’ordre se sont déplacées sur les lieux, lundi, vers 5h du matin et c'est alors qu'ils ont aperçu un des leurs menotté et arrêté que les cinq individus se trouvant à l’intérieur, se sont fait explosés, a ajouté le ministre déplorant la mort en même temps que six kamikases de cinq policiers alors que trois autres ont été, légèrement, blessés.
Toujours selon Bremé Hamid, "la perquisition des lieux a permis de saisir trois ceintures explosives et d'arrêter deux parmi les éléments de boko haram ainsi qu'une femme sui se trouvait dans la même concession avec deux enfants".
"D’autres informations concernant la maison et son propriétaire seront communiquées ultérieurement" a ajouté le ministre de l'Intérieur tchadien avant de rappeler "qu'une grande responsabilité incombe aux responsables traditionnels, notamment les chefs de quartier et les chefs de carré, par ailleurs, mis à la disposition de la justice pour une enquête préliminaire".
Une bombe a explosé, lundi matin, dans la capitale tchadienne N'djamena, faisant 11 morts, avait déclaré, plus tôt, lundi, le porte-parole de la police tchadienne.
Cette explosion, survenue dans le 8e arrondissement de N'djamena, a été l'oeuvre de terroristes qui "ont fait exploser leur charge quand ils ont été repérés par la police", avait précisé le porte-parole de la police tchadienne, Paul Manga, dans une déclaration à la presse.
"L'explosion a fait onze morts: cinq policiers, cinq terroristes et un informateur. Le cerveau est un certain Elhadj Oumar. Nous contrôlons la situation", a indiqué Manga sans préciser si l'attentat était imputable au groupe armé Boko Haram, actif dans le bassin du Lac Tchad.
"Parmi les policiers morts, figure Mahamat Gueni, le sous-directeur des affaires économiques de la police judiciaire" selon le porte-parole de la police.
L'attentat intervient deux semaines après une double explosion qui a secoué la capitale tchadienne, faisant 27 morts, et que les autorités tchadiennes avaient imputée au groupe armé Boko Haram.