AA/Amman (Jordanie)/ Saddam al-Yahiya
Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Judeh, a annoncé mardi, que l’ambassadeur de Jordanie en Libye, Fawaz al-Aitan, enlevé par des hommes armés à Tripoli, le mois dernier, a été libéré et est de retour chez lui.
Al-Aitan a été libéré en « bonne santé » et devrait arriver à Amman dans quelques heures, a déclaré Judeh, cité par l’agence de presse officielle jordanienne, Petra.
Le ministre jordanien n’a pas communiqué de détails supplémentaires, mais a affirmé qu’il tiendra une conférence de presse à l’arrivée de l’ambassadeur nouvellement libéré pour « dévoiler les efforts exercés afin d’assurer sa libération ».
Une source diplomatique a déclaré à l’Agence Anadolu que la libération d’al-Aitan intervient à la suite de la remise par la Jordanie d’un prisonnier libyen, identifié comme Mohamed al-Darsi, aux autorités de Tripoli.
« Les ravisseurs voulaient seulement la libération d’al-Darsi, condamné à la prison à perpétuité en Jordanie pour une tentative d’attentat à la bombe contre l’Aéroport international Queen Alia, quelques années auparavant» a confié la source, sous couvert d’anonymat, à l’Agence Anadolu (AA).
« Al-Darsi a été transporté en avion vers Tripoli lundi, en réponse à la demande des ravisseurs » a ajouté la source diplomatique, en faisant remarquer que l’échange est intervenu après des négociations entre des diplomates libyens et des chefs de tribus.
Al-Aitan et deux de ses accompagnateurs avaient été kidnappés à la mi-avril par des hommes armés non identifiés dans la capitale libyenne, Tripoli. De hauts responsables en Jordanie avaient relié l’enlèvement à une précédente annonce des autorités jordaniennes de la capture de plusieurs « extrémistes » libyens dans le royaume hachémite.
Aucun groupe n’a revendiqué l’enlèvement du diplomate jordanien. Un haut fonctionnaire de l’Etat jordanien a cependant déclaré à l’Agence Anadolu qu’un groupe « Djihadiste » était probablement à l’origine du rapt.
La Libye est en proie, depuis la chute du régime de l’ex-chef d’Etat Mouammar Kadhafi, en 2011, à une détérioration sécuritaire sans précédent, émaillée d’assassinats et de kidnappings ciblant des responsables sécuritaires et militaires ainsi que des ressortissants étrangers.