AA – Paris – Naz Altinsoy
“Nous n'avons pas un seul ennemi, nous en avons deux (en Syrie), à la fois monsieur Bachar al-Assad et le groupe Daech", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française sur la Radio France Info.
"Il faut répéter sans cesse que Bachar al-Assad est très largement à l'origine du développement de ce mouvement terroriste. Encore aujourd'hui tout laisse à penser que les puits de pétrole qui sont contrôlés par le groupe Daech servent à alimenter monsieur Bachar al-Assad. Il ne faut pas que les frappes contre Daech, puissent profiter à Bachar al-Assad", a-t-il précisé.
Interrogé sur la décapitation de l’otage français Hervé Gourdel, "c’est une infamie" s’est indigné le ministre lors de l’interview.
“C’est une infamie parce que pour ceux qui ont fait ça et qui sont attachés au groupe Daech, la vie n'a absolument aucune valeur. Ils veulent nous terroriser et donc la réaction qu'il faut avoir est exactement l'inverse. Il faut condamner avec une extrême fermeté ce qui s'est passé et qui est épouvantable, garder son calme et faire tout pour les retrouver et les châtier", a-t-il dit.
Fabius a souligné l’importance de la coopération avec la Turquie, notamment à la suite de l’incident des trois ressortissants français présumés avoir combattu en Syrie et expulsés par la Turquie, qui ont atterri à l’aéroport de Marseille alors que la police française les attendait à l’aéroport d’Orly à Paris. "Il faut donc que la coordination soit impeccable, ce qui évidemment, n'a pas été le cas ", a-t-il ajouté.
Un groupe armé extrémiste, autoproclamé “Soldats du Califat en Algérie”, lié à l’EIIL, a revendiqué dans une vidéo diffusée mercredi, la décapitation du ressortissant français, Hervé Gourdel (55 ans), enlevé dimanche, dans la province de Tizi Ouzou en Algérie.