AA/ Houssem Habib
Le Secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), Abdellatif al-Zayani a vivement dénoncé, jeudi, toute forme d’ingérence intérieure iranienne dans les affaires intérieures des pays du Golfe, a annoncé, l’Agence de presse saoudienne (SPA, officiel).
La position du secrétaire général survient en réaction aux déclarations émanant du ministère iranien des Affaires étrangères sur les enquêtes menées par le parquet au Bahreïn contre un responsable de l’association al Wifaq (chiite).
« Il s’agit d’une forme d’ingérence dans les affaires intérieures du Bahreïn que nous dénonçons vivement et rejetons sans équivoque », a fait savoir al-Zayani, citée par l’agence saoudienne.
Les enquêtes menées par le Parquet au Bahreïn s’appuient sur des lois et des règlements en vigueur s’appliquant sur tous les citoyens sans exception aucune », a précisé le Secrétaire général du CCG, se déclarant confiant en l’intégrité et la compétence des autorités judiciaires ainsi que leur souci à offrir les garanties juridiques nécessaires aux justiciables.
Plus tôt, mardi, l’association chiite « al-Wifaq » a annoncé que le Parquet a décidé de maintenir en garde à vue son secrétaire général Ali Salman pendant une semaine pour enquête et investigation sur fond de plusieurs accusations, dont « la diffusion d’idées visant à renverser le régime de l’Etat par la contrainte et le menace » et « l’outrage public au ministère de l’Intérieur »
Al-Wifaq, association chiite qui conduit l’opposition depuis 2011 au Bahreïn, accus la police d’utiliser la force pour disperser les manifestants.
Le Bahreïn a été secoué par des troubles politiques depuis 2011. Les autorités reprochent à al-Wifaq d'être inféodée à l’Iran et de plaider en faveur de l'instauration d’un régime constitutionnel au Bahreïn. Des Accusations que l'association ne cesse de rejeter en bloc.