Hatem Kattou
10 Novembre 2017•Mise à jour: 12 Novembre 2017
AA/Bogotta/Lokman İlhan
Le président colombien, Juan Manuel Santos, a qualifié la situation politique au Venezuela et son impact sur son pays du "pire cauchemar qui le hante".
Le président Santos a fait cette déclaration au cours d'une allocution prononcée, vendredi, à l’Institut britannique Chatham House, à Londres, lors de la cérémonie de remise du prix de l’Institut au président colombien, pour les efforts déployés dans l’instauration de la paix dans son pays.
Santos a souligné que «les Vénézuéliens franchissent quotidiennement nos frontières à la recherche de meilleures conditions de vie, et cela pèse lourd sur nos systèmes sanitaire et éducatif».
Il a précisé, dans ce sens, que les "Colombiens veulent être généreux et refusent de fermer les frontières aux Vénézuéliens", ajoutant que «Si vous me demandez ‘quel est ton pire cauchemar ?’, je vous répondrai que "c’est le Venezuela".
Le chef d'Etat colombien a relevé que 500 Vénézuéliens arrivent chaque jour en Colombie, exprimant son inquiétude de voir ce nombre augmenter, en cas d’«explosion sociale» au Venezuela.
Le président colombien trouve que les problèmes au Venezuela ne sont pas uniquement d’ordre économique, mais sont également d’ordre politique, et qu’ils risquent de s’aggraver à tous les plans.
A noter que les relations entre Caracas et Bogota se sont détériorées, en octobre 2010, lorsqu’un avion de la compagnie aérienne colombienne "Avianca avait été visé, dans l’espace aérien vénézuélien, par des avions militaires".