AA/ Alger/ Aberrazak ben Abdallah
Le ministère algérien des Affaires étrangères a annoncé, vendredi, que les parties du conflit malien ont approuvé un avant projet d'un document relatif à un accord de paix entre le gouvernement de Bamako et les mouvements militaires et politiques du nord. Les négociations autour du document devront reprendre vers la mi-novembre prochain.
Un communiqué des Affaires étrangères algériennes précise que les parties du conflit ont salué la qualité du document et l’ont entériné pour servir de base solide à l’accord de paix final.
Le communiqué ne précise, toutefois, pas les propositions du document préliminaire et se contente de préciser qu'il a été rédigé à la lumière des suggestions des différentes parties lors du deuxième tour des négociations en septembre dernier.
L’équipe de médiation du dialogue inter-malien compte outre l’Algérie, la communauté économique des Etats d’afrique de l’ouest (CEDEAO), l’ONU, l'UA, l'Organisation de Coopération islamique (OCI), l'UE, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria.
Les négociations sont fortement appuyées par la communauté internationale notamment par la France.
Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères, avait annoncé le 21 octobre à l’occasion du démarrage du troisième round des négociations à Alger que la médiation a préparé et approuvé un avant projet de document pour une paix générale et définitive.
Le porte-parole officiel du mouvement national de libération des Azawad (le plus grand des mouvements armés du nord du Mali) a jugé que l’avant projet de la médiation ne correspond pas aux attentes de la population Azawad.
Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères a relevé lors de l’ouverture du troisième round des négociations l’engagement de Bamako à respecter les négociations et les accords qui en découleront.
le première phase des pourparlers de paix (du 17 au 24 juillet dernier) ont permis de signer deux documents : une feuille de route pour la suite des négociations et un accord de cessez-le-feu général au nord
La deuxième phase des négociations qui a eu lieu au début du mois de septembre a été consacré à l’échange du point de vue de chacune des parties sur le processus de paix.
Mohammad Agh al Mubarak, conseiller media du secrétaire général du mouvement de libération des Azawad (qui participe au troisième round des négociations à Alger) avait déclaré, plus tôt, à Anadolu "la proposition du gouvernement malien qui consiste en une décentralisation du pouvoir dans les villes Azawad est inefficace et ne répond pas aux attentes des populations de ces régions". Il a ajouté qu’ils (les mouvements Azawad) proposent d’ «asseoir un gouvernement fédéral conjoint entre les populations Azawad et le Mali où seront élus un parlement et un gouvernement azawads» et de souligner «qu’un tel système permettra de préserver l’unité territoriale du Mali ».
Le dialogue de paix inter malien regroupe le gouvernement et six mouvements armés du nord.