Esra Kaymak
06 Janvier 2016•Mise à jour: 06 Janvier 2016
AA/Washington D.C.
Les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran n’ont pas eu d’effet en général sur la campagne de lutte contre l’organisation terroriste Daech, mais pourrait en avoir, a averti, mardi, un haut responsable américain.
«Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas observé d’impact sur la campagne contre Daech en général» a déclaré l'envoyé présidentiel américain pour la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis contre Daech, Brett McGurk.
«Cela est bien-sûr un sujet qui nous préoccupe et c’est pourquoi le secrétaire [d’Etat] a passé tant de temps sur ce sujet» a révélé McGurk en faisant référence au secrétaire d’Etat américain, John Kerry.
L’envoyé présidentiel américain a également fait part de l’inquiétude des Etats-Unis face à la polarisation en cours dans la région du Moyen-Orient qui risque de permettre aux extrémistes de tous bords de profiter de la situation, ce qui pourrait «jouer en faveur de l’EIIL [Daech]».
Le porte-parole du Département d’Etat, John Kirby, a indiqué que Kerry demeurera en contacts étroits avec les dirigeants de la région.
«Nous encourageons un désamorçage de la situation» a affirmé Kirby.
Les tensions entre l’Arabie Saoudite et l’Iran ont été exacerbées après l’exécution du dignitaire chiite Nemr Baqer al-Nemr et de 46 prisonniers qui ont, pour la plupart, été reconnus coupables de «terrorisme» par les autorités saoudiennes.
Avant son arrestation en juillet 2012, al-Nemr avait conduit des manifestations de masse contre les autorités saoudiennes à Qatif, province de l’est de l’Arabie Saoudite.
Son exécution a été accueillie avec colère par Téhéran où des manifestants iraniens ont attaqué, dimanche, des missions diplomatiques saoudiennes dans la capitale et à Mashhad. En réponse à ces actions, Riyad a rompu ses liens diplomatiques avec l’Iran.