AA - Washington - Bilal Muftuoglu
Les Etats-Unis et leurs quatre alliés occidentaux ont fermement condamné la violence en cours qui affecte la Libye et ont réitéré leur appel pour l'arrêt immédiat des hostilités dans le pays.
Dans un communiqué conjoint publié samedi, les Etats-Unis, la France, l'Italie, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont résolument condamné les crimes d'Ansar al-Sharia, un groupe extrémiste, et ont fait part de leur inquiétude face aux attaques du général Khalifa Haftar dans la ville de Benghazi.
''Nous estimons que les défis sécuritaires en Libye et la lutte contre les organisations terroristes ne peuvent être comblés que par des forces armées sous contrôle d'une autorité centrale issue d'un parlement démocratique et inclusif', a annoncé le groupe des alliés.
Les cinq Etats ont également averti que la stabilité de la Libye à long terme sera en jeu si les ''groupes terroristes'' utilisent le pays comme un refuge sûr tout en notant qu'ils sont prêts à imposer des sanctions contre ''tous ceux qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité de la Libye ou sape son évolution politique''.
Au moins 18 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessése lors des hostilités dans la deuxième ville de la Libye, Benghazi, entre les forces pro-Haftar et les milices extrémistes.
La violence qui sévit dans la ville de Benghazi depuis mercredi a coûté la vie à près de 70 personnes, ont rapporté à Anadolu les agents de la santé libyens.
Plus tôt dans la semaine, les activistes pro-armée avaient annoncé un ''soulèvement armé' ' contre les ''groupes extrémistes'' à Benghazi.
La Libye est ébranlée par l'instabilité depuis la mort du chef d'Etat Mouammar Kadhafi, du fait que les milices participant au renversement du dirigeant libyen conservent leurs armes et poursuivent les hostilités.