AA - Washington - Nur Gülsoy
Les États-Unis déploient 130 soldats de plus dans le nord de l'Irak.
Le ministre de la Défense américaine Chuck Hagel a fait une déclaration en ce sens, lors de sa visite à la base militaire Camp Pendleton, dans le sud de la Californie, mardi.
D'après le ministre Hagel, ce n'est pas un déploiement ordinaire de soldats belligérants dans le cadre d'une opération terrestre. Ces soldats auront pour mission d' "évaluer". Donc ils ne s'installeront pas dans ce pays pour une mission belligérante, comme il a été le cas dans la guerre des États-Unis en Irak qui a duré huit ans.
Un responsable militaire du ministère américain, préférant demeurer anonyme, a déclaré pour sa part que "ces soldats auront pour mission d'évaluer la taille de la crise humanitaire et développer davantage des moyens d'aide concernant les civils irakiens coincés dans le mont Sinjar, fuyant la menace de l'organisation de l'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL) et des groupes qui lui sont rattachés."
Le responsable a assuré que les soldats travailleront étroitement avec le Département d'Etat et l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) pour coordonner les plans entre les partenaires internationaux et les organisations indépendantes afin d'aider les Yézidis.
La source militaire a aussi souligné que les États-Unis, suite à l'appel du gouvernement irakien, cherchent à soutenir les Irakiens touchés par les conflits et à empêcher un éventuel génocide par l'EIIL.
Les États-Unis déploient déjà 90 conseillers militaires à Bagdad, et 160 autres dans les deux centres d'opération conjointe créés à Erbil et à Bagdad. En outre, 455 forces de sécurité et cent employés militaires travaillent à l'ambassade des États-Unis à Bagdad.