AA / Benghazi (Libye) / Moaataz Majbri
Les soldats de la base aérienne libyenne de Tobrouk ont annoncé leur adhésion officielle aux forces du général à la retraite Khalifa Haftar dans son combat contre ce qu’ils ont qualifié de « milices extrémistes», selon un membre du Bureau d’information de la base.
Mokhtar Roufa, membre du Bureau d’information de la base aérienne de Tobrouk (Est) a indiqué à l’agence Anadolu que les soldats de la base ont « adhéré officiellement à l’opération militaire baptisée «combat de la dignité» menée par la "Direction générale de l’armée sous l’égide du général Khalifa Haftar".
Roufa a fait remarquer que «la base de Tobrouk avait déjà pris part à l’opération contre les phalanges dans la ville de Benghazi depuis les premières heures», sans pour autant préciser la nature de cette participation.
Il a ajouté que les soldats de la base ont diffusé un communiqué dans lequel ils ont précisé que leur adhésion n’est pas «un coup d’Etat militaire mais plutôt une réponse à l’appel lancé par le peuple quant à la nécessité de lutter contre le terrorisme et d’édifier un nouvel Etat avec une alternance pacifique au pouvoir ».
La ville de Benghazi vit, depuis le vendredi dernier, au rythme d’accrochages armés entre des forces partisanes du général à la retraite Khalifa Haftar d’une part, et des combattants parmi les révolutionnaires et des éléments d’obédience islamique d’autre part, qui relèvent de l’état-major de l’armée, dans une tentative de prendre le contrôle de la ville.
Les combats ont fait 75 morts et 136 blessés selon le ministère libyen de la Santé.
La même source a ajouté que les agents de la base ont demandé, dans leur communiqué, à «tous les soldats de l’armée libyenne de rejoindre, rapidement, l’opération de la dignité aux fins de sauver le pays du terrorisme», appelant les « fils du peuple libyen à appuyer l’armée».
Dans la capitale Tripoli, les milices « al-Kaakaa et Essawaek » (La Foudre) ont tenté dimanche, de prendre d’assaut le siège du Parlement, selon le Secrétaire général du ministère libyen de la Défense Khaled Chérif, qui a affirmé que les «insurgés» ont été repoussés.
La Libye est le théâtre d’une détérioration sécuritaire sans précédent, depuis la chute du régime du colonel Kadhafi en 2011 à cause, notamment, de la prolifération des armes aux mains de groupes armés qui échappent à l’autorité centrale du pouvoir actuellement en place.