AA – Newport – Naz Altinsoy
Interrogé sur une éventuelle intervention militaire directe de l’OTAN contre l’"État islamique" (EI), le Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a affirmé vendredi que l'organisation n’a "pas reçu de demande dans ce sens".
Rasmussen répondait aux questions des journalistes en ce qui concerne la menace que représente l’"EI", vendredi lors de la deuxième journée du sommet de l’OTAN organisé à Newport au Pays de Galles.
Il a précisé que deux voies ont été envisagées concernant les crises syrienne et irakienne.
"La première sera prise si certains pays alliés prennent les mesures nécessaires pour aider l’Irak et contrer la menace de l’"EI". Cette démarche a ma préférence, a-t-il indiqué. La communauté internationale doit faire de son mieux pour arrêter cette organisation dangereuse", a ajouté Rasmussen.
"La deuxième voie est celle de l’OTAN, a-t-il poursuivi. Si le gouvernement irakien en fait la demande, nous serions disposés à mettre en place une mission de développement des capacités de défense de l’Irak et à nous tenir prêts à l'aider. Bien évidemment, cela dépend de la demande de l’Irak".
Les missions de développement des capacités de défense, consistent en la restructuration des structures de défense des pays concernés dans le cadre des standards de l’OTAN et implique un appui à la formation de leurs soldats.
Rasmussen a, entre autre, indiqué qu’il se réjouit des opérations militaires menées par les États-Unis en Irak contre l’"EI".
"Nous avons décidé de renforcer la coopération concernant l’échange d’informations liées au retour des combattants étrangers d'Irak et de Syrie", a-t-il souligné.