AA – Ankara – Naz Altinsoy
L’organisation non-gouvernementale nigériane, le Projet pour les droits et la responsabilité socio-économiques (SERAP), a appelé les Nations Unies à prononcer des sanctions à l’encontre du groupe Boko Haram, le lundi 12 mai.
Adetokunbo Abdulmumin, un représentant du SERAP, a affirmé qu’il était temps pour les Nations Unies d’agir avec fermeté à propos de l’enlèvement de plus de 200 jeunes filles à Chibok le 14 avril. Les écolières détenues par Boko Haram n'ont toujours pas retrouvées.
Il a rappelé que le Conseil de sécurité des Nations Unies avait promis d’adopter des "sanctions ciblées" en 2012, ajoutant qu’il s’agirait d’un "fort avertissement envers les coupables".
Par ailleurs, le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (MEND) a condamné le président du Nigeria Goodluck Jonathan sur l’enlèvement en question. "Nous avons toujours averti les Nigérians sur Goodluck Jonathan et les flatteurs du gouvernement", a indiqué son porte-parole Jomo Gbomo.
Le MEND est un groupe radical armé fondé en 2005, qui réclame une meilleure répartition des ressources du pétrole pour la population de la région et cible ainsi les intérêts pétroliers. Les actions radicales du groupe avaient déjà fait baisser la production de pétrole brut dans le delta du Niger entre 2007 et 2009.
Gbomo a dénoncé la "maladresse, dégénération et faillite systématique" du gouvernement et de l’armée nigériane qui, selon Amnesty International, auraient été préalablement avertis de l’enlèvement des écolières.
La semaine dernière, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont fourni de l'aide militaire et policière au Nigéria afin de retrouver les captives.