AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
Les autorités nigérianes ont annoncé, lundi, que plus de 44 membres suspectés d'appartenir au groupe Boko Haram, ainsi que six soldats ont été tués lors d’attaques séparées.
« Plus de 44 terroristes sont morts à Kerenoa et d’autres localités alentour suite à un affrontement avec les troupes gouvernementales qui ont repoussé leurs attaques contre les localités » a déclaré le porte-parole de l’armée, Chris Olukolade, dans un communiqué.
Olukolade a également précisé que plusieurs insurgés ont été capturés.
« Les soldats ont débarrassé la forêt de Balmo de ces éléments terroristes et ont pris le contrôle de la zone lors d’une opération militaire qui a duré tout le week-end » a ajouté le porte-parole, avant de faire remarquer que la forêt de Balmo – qui s’étend de l’Etat de Bauchi à celui de Jigawa et borde la forêt de Sambisa - était utilisée comme repaire dont les bases servaient à lancer des attaques.
« Des terroristes et des gangs armés opérant dans les forêts ont été complètement éradiqués » a assuré Olukolade.
« Parmi les éléments capturés figurent deux étrangers suspectés d’être des mercenaires» a-t-il ajouté.
Le porte-parole a, par ailleurs, déploré la mort de six soldats lors de différents combats et embuscade contre les insurgés
L’armée nigériane semble avoir pris le dessus après des semaines d’attaques sanglantes des insurgés qui avaient mené plusieurs attentats suicides afin de briser les défenses sécuritaires de plus en plus strictes et solides des autorités, d’après le correspondant de l’Agence Anadolu (AA).
Samedi, Olukolade avait indiqué que des insurgés avaient été tués lorsqu’ils avaient attaqué un poste de contrôle militaire à Borno.
Des experts en sécurité sont convaincus que le recours à des attentats suicide par Boko Haram laisse supposer que les troupes gouvernementales ont réussi à réduire leur déplacement en groupe de villages en villages pour lancer des attaques meurtrières.
« Boko Haram » signifie « l’éducation occidentale est interdite » dans la langue locale, le haoussa.
Le groupe armé islamiste, apparu au début des années 2000, a été accusé de plusieurs attaques contre des lieux de cultes et des institutions gouvernementales, de la mort de milliers de personnes, et du récent rapt de plus d’une centaine de lycéennes dans leur établissement secondaire, à Chibok, dans l’Etat du Borno.