AA/Karachi (Pakistan)/ Aamir Latif
L’armée pakistanaise a déclaré avoir tué, vendredi matin, quarante-quatre insurgés à travers diverses provinces du pays.
L’organe de communication et de relations publiques de l’armée pakistanaise, l’Inter Services Public Relations (ISPR) a affirmé qu’une opération militaire terrestre, menée dans la vallée isolée de Tirah, proche de la frontière nord-ouest avec l’Afghanistan, a ciblé des insurgés Talibans.
L’opération a résulté en la mort de trente-deux Talibans, tandis que trois soldats ont été blessés.
Les forces de sécurité ont également lancé une opération au Baloutchistan, province du sud-ouest du Pakistan, qui a causé la mort de huit insurgés.
Un haut responsable sécuritaire a déclaré, sous couvert d’anonymat, à l’Agence Anadolu (AA), que des insurgés loyaux aux Talibans pakistanais ont été tués lors d’affrontements dans la ville de Ziarat, située à environ 125 km de la capitale provinciale Quetta.
Quatre autres insurgés ont été tués dans des combats avec les forces de sécurité à Bara, ville située dans la région tribale de Khyber, portant le bilan total de vendredi à quarante-quatre morts dans le camp des Talibans.
Ces derniers affrontements portent, par ailleurs, le bilan total des insurgés tués, durant ces trois derniers jours, à près d’une centaine.
Ils interviennent trois jours après l’attaque d’une école militaire de Peshawar qui avait fait 141 morts, dont 132 sont des enfants et des adolescents.
Le groupe Taliban Khurrasani, dirigé par Umer Khalid Khurrsani, et basé dans la région tribale de Mohmand, une des sept régions semi-autonomes du Pakistan aurait revendiqué l’attaque, mardi, contre l’école militaire par plusieurs appels téléphoniques à des médias locaux.
L’armée pakistanaise est convaincue que la Vallée isolée de Tirah, proche de la frontière pakistano-afghane, sert de nouveau bastion aux Talibans depuis leur fuite du Waziristân du Nord, cible d’une offensive militaire d’envergure depuis le 15 juin.
L’armée affirme que plus de 1600 insurgés ont été tués, depuis le lancement de l’opération dans plusieurs régions tribales dont le Waziristân du Nord.
Les chiffres ne peuvent cependant pas être vérifiés en raison de l’absence de médias indépendants dans cette région isolée.
Plus d’une centaine de soldats pakistanais ont également trouvé la mort dans des affrontements avec les insurgés et des explosions dues à des mines terrestres, durant la même période.
L’opération militaire a, par ailleurs, forcé près d’un million de membres de tribus locales à fuir la zone pour se réfugier dans les districts avoisinants, Peshawar, Bannu, Karak, et Lakki Marwat.