AA/ Le Caire/ Majdi Mohamed
Un tribunal égyptien a reporté, dimanche, l’examen de l’affaire de l’espionnage dans laquelle comparaissent devant la justice le président destitué Mohamed Morsi et 35 autres, à l’audience du 14 septembre prochain, apprend-t-on de sources judiciaires.
Siégeant à l’Académie de la Police à l‘Est du Caire, le tribunal a décidé de reporter l’examen de l'affaire à l’audience du 14 septembre prochain aux fins statuer sur les demandes du comité de défense.
Il a également ordonné la levée de l’embargo sur la diffusion des plaidoiries afférentes à l’affaire, selon les mêmes sources.
Lors de l'audience, le comité de défense a étayé une série de motifs, dont notamment, la convocation du président égyptien Abdelfattah al-Sissi en tant que témoin dans ladite affaire, en sa qualité d’ancien directeur des services de renseignements égyptiens.
La défense a également plaidé en faveur de la comparution du Maréchal Hussein Tantaoui, président du Conseil supérieur des forces armées, qui a gouverné l’Egypte au lendemain de la destitution de Moubarak en 2011 ainsi que son adjoint le Lieutenant-général Sami Annan.
Morsi et 35 autres, dont 14 en fuite devraient répondre d'accusations « d’espionnage pour le compte d’organisations et de parties étrangères », de « diffusion de secrets liés à la sécurité nationale » et « de coordination avec des groupes jihadistes dans le dessein de planifier des opérations terroristes sur le territoire égyptien ».
Le 18 décembre dernier, le procureur général Hichem Baraket avait ordonné de traduire en justice les accusés dans cette affaire pour avoir entretenu aux fins «d’espionnage», des contacts avec le mouvement Hamas, le Hezbollah libanais et le Corps des Gardiens de la révolution islamique, en vue de perpétrer des «actes terroristes sur le territoire égyptien».