AA/Fethi Djebali
Plus de 1 000 enfants détenus par des groupes armés en République centrafricaine ont été libérés cette année, plus de cinq fois le nombre total d'enfants libérés en 2013, a indiqué, vendredi, L’UNICEF dans un communiqué.
« L’UNICEF et ses partenaires ont obtenu la libération de plus de 1 000 enfants détenus par des groupes armés en République centrafricaine cette année, plus de cinq fois le nombre total d'enfants libérés en 2013 », a indiqué l’ONG de défense de l’enfance.
« Des milliers d'autres enfants restent dans les rangs des groupes armés dans ce pays déchiré par la guerre. Depuis l’escalade de la violence en décembre de l'année dernière, on estime que leur nombre a presque doublé, passant de 3 500 à environ 6 000 », a-t-elle ajouté.
« Le nombre croissant d'enfants qui continuent à être utilisés dans ce combat brutal rappelle à nouveau les atrocités innommables vécues tous les jours par les enfants, a déclaré M. Souleymane Diabaté, Représentant de l'UNICEF en République centrafricaine. Ces violations flagrantes des droits de l'enfant ne sauraient rester impunies. », selon le communiqué
Selon l’Unicef, les enfants de la République centrafricaine ont été utilisés par toutes les parties au conflit, non seulement en tant que combattants, mais aussi comme cuisiniers, porteurs et gardes. Un enfant libéré sur cinq cette année est une fille.
« Beaucoup de ces enfants ont vu leurs frères, leurs sœurs ou leurs parents se faire tuer sous leurs yeux et ils sont à des kilomètres de leurs villages et de leurs familles, a déclaré M Diabaté. Chacun des enfants avec qui nous avons parlé a dit qu'il voulait quitter le groupe armé et retourner à l'école. Nous ne pouvons pas les trahir. », a-t-il ajouté
Depuis le 5 décembre 2013, la République centrafricaine est en proie à de graves tensions politiques dues aux affrontements entre les groupes politico-militaires, les Seleka et les milices chrétiennes, les Anti-balakas. Un conflit qui a plongé le pays dans un cycle infernal de représailles causant le déplacement de plus de 600000 personnes essentiellement parmi la communauté musulmane. L’intervention des forces françaises et européenne a débouché sur un apaisement relatif depuis un mois.