AA/ Riyad / Ahmed el-Masri
Deux policiers saoudiens ont été tués, mercredi, par les tirs d’inconnus armés à l’est de Riyad.
Le porte-parole de la police de Riyad, cité par l’agence de presse officielle saoudienne, a indiqué qu’un véhicule de police effectuant une patrouille a été la cible de tirs d’une voiture non identifiée, à l’est de Riyad, qui ont causé la mort de deux policiers.
Il s’agit de la troisième attaque du genre contre les forces de sécurité saoudiennes à Riyad en un mois.
Un policier avait été blessé par des tirs inconnus contre une patrouille sécuritaire, le 29 mars dernier.
Le 8 mars, les autorités saoudiennes avaient annoncé qu’un inconnu a ouvert le feu sur un officier de la police, près de son domicile, et qu’il a été transporté à l’hôpital (sans préciser son état).
Les autorités saoudiennes n’ont pas annoncé d’arrestations après ces trois incidents.
Aucune information n'est disponibles sur un éventuel lien entre ces incidents et l’opération militaire de la coalition menée par l’Arabie Saoudite au Yémen.
L’incident d’aujourd’hui intervient trois jours après la mort d’un policier saoudien dans un échange de tirs à al-Awamia (Est), dimanche, lors d’une intervention des forces de sécurité dans un foyer terroriste. Cinq personnes ont également été blessées : Trois policiers et deux civils.
Un ressortissant américain a par ailleurs été blessé dans à al-Mabrez (Est) lorsqu’un inconnu a tiré sur sa voiture.
La région Est de l’Arabie Saoudite, riche en pétrole, est habitée par la population chiite qui représente 10% de la population globale, estiment les médias saoudiens. Les chiites accusent les autorités de les marginaliser, notamment dans l’administration et l’armée.