Bilal Müftüoğlu
14 Juin 2016•Mise à jour: 15 Juin 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La France a décidé mardi d'expulser une vingtaine de supporters russes susceptibles de troubler l'ordre public pendant l'Euro 2016, a annoncé la sous-préfecture du département des Alpes-Maritimes.
Les gendarmes de la sous-préfecture ont arrêté ce matin le car des supporters russes à son départ près de Marseille, dans le sud de la France, alors qu'ils devaient atteindre Lille pour assister mercredi au match de l'équipe russe contre la Slovaquie. Les forces de l'ordre qui ont par la suite procédé à des contrôles d'identité ainsi qu'à la vérification des bagages ont mis certains des supporters en centre de rétention en vue de leur expulsion de la France.
Les supporters qui seront expulsés sont accusés d'avoir été impliqués dans les heurts qui avaient eu lieu, le weekend dernier, à Marseille en marge du match Angleterre-Russie et figurent ainsi parmi les hooligans "dits à risque", a fait savoir le sous-préfet du département des Alpes-Maritimes, François-Xavier Lauch.
La police française avait interpellé plus de 100 supporters le weekend dernier après les incidents, qui ont donné lieu à 63 gardes à vue. Parmi ces supporters interpellés, 10 personnes ont comparu lundi devant la justice française et ont été condamnées à des peines allant jusqu'à un an de prison ferme.
La France avait déjà expulsé trois supporters violents tout en émettant 5 nouvelles interdictions d'entrée sur le sol français à l'encontre d'étrangers "signalés pour le risque de trouble à l'ordre public" qu'ils représentent, d'après le ministère de l'Intérieur.
Les autorités françaises, qui prennent des mesures anti-hooligans depuis le weekend dernier, auraient pourtant été au courant de la présence des "voyous russes" parmi les supporters, selon Wayne Nash, chef de sécurité de l'équipe nationale du Pays de Galles.
"La police russe avait partagé des renseignements pertinents avec les autorités françaises qui n'ont pas été pris en compte par celles-ci.
Les autorités françaises savaient qu'il y avait un groupe fort [parmi les supporters]", a déclaré Nash, s'exprimant à la presse britannique.