Mona Saanouni
16 Novembre 2017•Mise à jour: 16 Novembre 2017
AA/Le Caire/Jamel Abd al-Moez
Un tribunal militaire égyptien a allégé, jeudi, des peines de prison de 25 ans (perpétuité) à 7 et 15 ans, pour 7 personnes accusées d’avoir commis des actes de violence, dans des affaires qui remontent à l’été 2013, a affirmé une source judiciaire.
Le membre du comité de défense des accusés, Khaled al-Koumi a indiqué que le tribunal militaire de la province d’Assiout (sud) avait réduit la peine à perpétuité d'Abderrahmane Seif Salim à 7 ans de prison. Il est accusé d’avoir pris d’assaut un poste de police au sud de la province Al-Minya, à la suite de la dispersion des sit-in de Rabaa et d’al-Nahda, en été 2013.
Par ailleurs, le tribunal a acquitté deux autres accusés, pour insuffisance de preuves, a souligné la même source.
Dans une autre affaire, le même tribunal a décidé de réduire les peines de prison de 25 ans (perpétuité) à 10 ans de prison pour deux des accusés et à 15 ans pour 4 autres, accusés d’avoir attaqué un poste de police au nord d’al-Minya.
En juin 2016, le tribunal militaire avait condamné à perpétuité, par contumace, 432 personnes, accusées d’avoir commis des actes de violence dans deux villes d’al-Minya, choses que les accusés et les avocats avaient niées, avant que 9 parmi eux ne soient arrêtés en décembre dernier.
Al-Koumi a souligné que les jugements prononcés, jeudi, pourraient être contestés devant la Cour d’appel militaire, dans un délai de 60 jours.
Les événements relatifs aux deux affaires remontent au 14 août 2013, coïncidant avec la dispersion des sit-in de Rabaa al-Adawiyya et d’al-Nahda, effectués par les partisans de Mohamed Morsi, premier président égyptien démocratiquement élu, par les forces sécuritaires.