Zahir Ajuz
09 Avril 2017•Mise à jour: 09 Avril 2017
AA/ Istanbul
Le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, a assuré que son pays dispose d’enregistrements radars montrant les avions de combat qui ont pilonné à l’arme chimique la ville de Khan Cheikhoun, dans le Rif de la province syrienne d'Idlib.
Erdogan a déclaré, dans une interview accordée à une chaîne turque privée, que les allégations de certaines parties sur des émissions de gaz en provenance des sites de l'opposition ciblés par les avions du régime syrien dans la ville de Khan Cheikhoun, sont absolument sans fondement.
Le Président turc a noté que ces allégations relèvent de tentatives de désinformation sur la question de l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien. L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a également des enregistrements radar dans lesquels apparaissent les avions de combat qui ont bombardé Khan Cheikhoun, a-t-il souligné.
Ankara suivra la question de l'attaque chimique et œuvrera à la soulever dans tous les forums internationaux, a affirmé Erdogan, faisant part du refus de son pays des allégations de certaines parties qui soutiennent que le régime syrien ne possède pas d'armes chimiques.
Il a déclaré à cet égard : « Il y a des tentatives de falsifier les faits au sujet de l'assassinat de civils en Syrie. La focalisation sur l’interdiction de l'utilisation d'armes chimiques est positive. Al-Assad pratique un terrorisme d'Etat, et tue des civils avec divers types d'armes, conventionnelles et chimiques. »
«Le nombre de personnes tuées avec des armes conventionnelles est beaucoup plus élevé que celui des victimes de l’usage d’armes chimiques. Nous devons constater le résultat : les armes chimiques tuent, et les armes conventionnelles aussi », a ajouté Erdogan.
Le président turc a, par ailleurs, réaffirmé son soutien à la frappe américaine contre la base aérienne du régime syrien à Shayrat, appelant à la poursuite de telles opérations.
En outre, Erdogan a invité à la Russie à mettre fin à son soutien au régime syrien.
Cinquante-neuf missiles ont été tirés vendredi à l’aube, depuis les deux destroyers de l’armée américaine, USS Ross et USS Porter, déployés en méditerranée orientale, pour viser des avions, des abris d’avions, des entrepôts de carburant et de munitions, ainsi que des systèmes de défense anti-missiles et des radars dans la base de Shayrat.
Plus de cent civils ont été tués et cinq cents autres blessés, pour la plupart des enfants, lors de l’attaque menée, perpétrée mardi matin, par l’aviation du régime syrien contre la localité de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, en Syrie.