Enes Kaplan,Yıldız Aktaş,Tuncay Çakmak
29 Mars 2017•Mise à jour: 30 Mars 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que, une fois achevée la guerre de la Turquie contre le terrorisme, dans le pays mais aussi en Syrie, son pays sera «un pays encore plus beau».
Le chef de l’Etat turc s’exprimait, mercredi, lors d’une manifestation à Ankara en faveur du OUI concernant le référendum constitutionnel qui se tiendra le 16 avril prochain.
Il est d’abord longuement revenu sur les différents points de la réforme constitutionnelle.
Il a répondu aux affirmations de l’opposition, qu’il qualifie de «mensongères».
Il est ensuite revenu sur la lutte de la Turquie contre le terrorisme.
Le président Erdogan a une nouvelle fois exprimé toute la détermination de l’Etat et du gouvernement pour mettre fin à toute forme de terrorisme.
"Une fois la lutte contre le terrorisme achevée, la Turquie sera encore plus belle. Nous sommes en train de briser leur résistance, pas seulement à l'intérieur, mais aussi en Syrie. Nous progressons tout en nettoyant ces régions de la présence de Daech et du PYD (branche du PKK)", a-t-il dit.
"Quiconque s’attaquera à la prospérité de notre pays en paiera le prix", a-t-il ajouté.
Il en a profité pour faire remarquer que ces organisations terroristes que la Turquie combat défendent tous le NON au référendum.
"Quand je regarde ceux qui défendent le NON, je vois les chefs du PKK à Imrali (prison où est enfermé Abdullah Ocalan), mais aussi à Kandil (base du PKK en Irak). Mais je vois aussi le chef du principal parti d’opposition ! C’est totalement incompréhensible", a-t-il dénoncé.
Ensuite le président Erdogan est revenu sur la crise de confiance entre la Turquie et certains pays européens.
"Des membres de l’organisation terroriste peuvent arborer en toute liberté, sous la protection de la police, et devant le Parlement fédéral de Suisse, une banderole avec mon portrait menacé par une arme et sur laquelle il est écris Tuez Erdogan. Et ça, sans que les autorités ne disent un mot ! Mais ce n’est pas important. Nous, nous sommes arrivés avec la volonté du peuple et nous avançons avec lui", a-t-il critiqué.
Pour conclure, le chef d’Etat a une nouvelle fois condamné le traitement de certains pays européens, qui "accueillent et prennent sous leur protection les terroristes, mais qui empêche aux ministres turcs de faire campagne auprès des ressortissants turcs".