Muhammet Tarhan,Behlül Çetinkaya,Tuncay Çakmak
01 Septembre 2020•Mise à jour: 01 Septembre 2020
AA / Ankara
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a réitéré l’appel de la Turquie pour des discussions et négociations entre les pays riverains de la Méditerranée, afin de trouver un accord sur le partage des ressources naturelles dans la région.
Le Chef de la diplomatie turque s’est exprimé, mardi, lors d’une conférence de presse conjointe tenue à Ankara avec son homologue algérien, Sabri Boukadoum, en visite officielle dans la capitale turque.
Les deux ministres ont d’abord évoqué les relations bilatérales Turquie-Algérie, notant leur très bon niveau.
Lors de leur entretien, Cavusoglu et Boukadoum ont également discuté des développements et de la situation en Libye, pays voisin de l’Algérie.
"La seule solution en Libye est politique. Nous le disons depuis le début et œuvrons pour un véritable cessez-le-feu. Pour cela, nous discutons régulièrement avec l’Algérie avec qui notre coopération va se poursuivre", a déclaré le ministre turc.
Le Chef de la diplomatie turque est ensuite revenu sur les tensions en Méditerranée orientale avec la Grèce.
Il a rappelé que des militaires grecs se sont déployés, ces derniers jours, sur l’île de Meis (Castellorizo), à seulement 2 km de la ville côtière de Kas, dans la province d’Antalya.
Cavusoglu a d’abord indiqué que des forces de police ou de gendarmerie peuvent assurer la sécurité sur ligne, mais ceci doit rester limité.
"Si l'île de Meis devait être militarisée plus que la limite, le perdant serait la Grèce", a-t-il prévenu, rappelant que l’île, conformément à l’Accord de Paix de Paris de 1947, doit rester démilitarisée.
Cavusoglu en a profité pour dénoncer les politiques menées par la Grèce dans la région, "dans le but d’écarter la Turquie". "Nous le disons depuis le début : nous sommes en faveur de discussions avec tout le monde en Méditerranée orientale, et en faveur de négociations pour un partage équitable et juste", a-t-il conclu.