AA/Ankara/Barış Gündoğan
Le président du Parti Républicain du Peuple (CHP-opposition) a vivement critiqué la justice turque après que le ministère public d’Istanbul ait décidé de pas donner suite à l’affaire anti-corruption qui visait 53 personnes dont des ministres et des personnalités de haut rang, plus connue sous le nom de "l’opération du 17 décembre".
Kilicdaroglu qui s’est exprimé mardi devant le groupe parlementaire de son parti à la grande assemblée a accusé la justice d’être politisée et de s’aligner du côté du parti de la Justice et du Développement (AKP au pouvoir), affirmant "qu’un jour viendra ou ces dossiers seront rouverts".
Le chef du principal parti de l’opposition turque a également critiqué le Premier ministre Ahmet Davutoglu qui avait évité d’aborder la question au parlement devant les députés du groupe de la majorité.
Il a, aussi, accusé le gouvernement de faire des pressions indirectement sur les journalistes, soulignant que ‘’la Turquie vient de fêter avec joie l’anniversaire de la parution du premier journal turc de l’époque ottomane, le 21 octobre 1860, alors qu’en 2014 on continue à se poser des questions sur la véritable étendue de la liberté de la presse’’.
Vingt-quatre personnes, dont les fils des ministres de l'Economie et de l'Intérieur, ainsi que des hommes d'affaires et le PDG de la banque publique Halkbank, ont été inculpées et placées en détention préventive pour leur implication supposée dans un scandale financier. Elles avaient ensuite été libérées en février dernier, avant que l'affaire ne soit classée la semaine dernière.