AA / Juba / Atem Simon
Les dirigeants de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) se rencontreront, mercredi, dans la capitale sud-soudanaise, pour discuter du progrès du processus de paix au Soudan du Sud, a annoncé, mardi, un responsable sud-soudanais.
Le sommet organisé durant une seule journée verra la participation du président sud-soudanais, Salva Kiir, du président kényan Uhuru Kenyatta, du président ougandais Yoweri Museveni et du Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, a déclaré un porte-parole de Kiir, Ateny Wek Ateng, aux journalistes.
Lundi, les deux camps rivaux au Soudan du Sud, les rebelles menés par le vice-président limogé Riek Machar, et le gouvernement de Kiir, ont réitéré leur volonté de dialogue en concluant un accord de principe pour résoudre le conflit.
« Les deux parties se reconnaissent une responsabilité collective concernant la crise au Soudan du Sud à laquelle le peuple a payé un cher tribut » ont admis les deux camps dans un communiqué conjoint, émis depuis la capitale tanzanienne, Arusha, dans laquelle ils ont tenus des pourparlers, lundi.
Les concertations ont été présidées par le président tanzanien Jakaya Kikwete et les parrainées par le parti tanzanien au pouvoir, Chama Cha Mapinduzi.
Le Soudan du Sud a sombré dans le chaos, en décembre, lorsque le président sud-soudanais, Salva Kiir, a accusé le vice-président limogé, Riek Machar, d’avoir orchestré une tentative de coup d’Etat. Des accusations que Machar réfute catégoriquement, les qualifiant de «complot de Salva pour se débarrasser de ses opposants politiques tout en instillant la peur chez la population».
Les deux camps rivaux au Soudan du Sud avaient signé, le 9 mai, un accord de paix. L’accord appelle à la formation d’un gouvernement de transition ouvrant la voie à des consultations pour l’établissement d’un cabinet permanent.
Aucun des deux arrangements n’avait cependant réussi à mettre fin aux hostilités, les deux leaders continuant à s’accuser mutuellement de violer les clauses du pacte de paix tout en menant des pourparlers par intermittence à Addis-Abeba sous l’égide de l’IGAD.