AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu - Lorène Barillot
Les députés turcs ont rejeté la tenue d’une assemblée générale pour décider de l’opportunité ou non de mettre en place une commission parlementaire pour enquêter sur les accusations de corruption contre quatre anciens ministres, reportant ainsi les débats à après les élections municipales du 30 mars.
Le principal parti d’opposition, le CHP (Parti Républicain du Peuple), a présenté une motion d’enquête au parlement, qui doit être débattue à l’Assemblée générale en l’espace d’un mois, tandis que le parti au pouvoir, l'AKP (Parti pour la Justice et le Développement), envisage de présenter sa propre motion.
L’AKP a exprimé son engagement à former un comité, et il a la majorité pour le faire passer au parlement.
Le comité de 15 membres aurait le pouvoir juridique de poursuivre les accusations portées contre les anciens ministres. S’il trouve un motif de procès, il pourrait proposer dans son rapport à l’Assemblée générale que les ministres soient présentés à la Cour suprême après un vote parlementaire.
Les quatre anciens ministres, Muammer Güler, Erdoğan Bayraktar, Zafer Cağlayan et Egemen Bağış avaient démissionné à la suite des accusations de corruption du 17 décembre.