AA - Ankara - Nur Gülsoy
"Le processus de résolution se poursuit avec détermination et volonté politique, et les négociations s'accélèrent en s'appuyant sur la vigilence et la bonne volonté", a-t-on lu lundi sur le compte officiel de Twitter du vice-Premier ministre turc Yalcin Akdogan qui a reçu une délégation du Parti démocratique des peuples (HDP).
Pour sa part, le député d'Istanbul du HDP, Sirri Süreyya Onder, a dit lors d'un point de presse, que "le processus s'était un peu fragilisé à cause des événements de Kobané mais les parties ont désormais surmonté cette étape de crise."
"Cela ne veut pas dire que tous les problèmes sont résolus, a déclaré le député Onder. Mais nous sommes convenus de l'ouverture du dialogue et des méthodes à suivre."
Le processus de résolution a été lancé au début de l'année 2013, par un cessez-le-feu conclu entre le gouvernement turc et le mouvement PKK, classé "organisation terroriste". Le gouvernement a promis des réformes démocratiques pour renforcer les droits de la population kurde qui représente 18% de la population totale en Turquie.
Le dialogue était entré dans une période difficile avec les manifestations des 6-7 octobre dernier, quand le co-président du Parti démocratique des peuples (HDP-opposition) avait appelé le peuple à poursuivre les manifestations sous prétexte de soutenir Kobani. Les heurts entre différents groupes avaient fait des dizaines de victimes.