Esma Ben Said
01 Septembre 2017•Mise à jour: 03 Septembre 2017
AA/Ouagadougou/Yvan Rukundo
Quarante personnes ont été tuées durant le mois d'aout, selon un rapport mensuel de la Ligue Burundaise des droits de l'Homme (Iteka), sur la situation des droits humains au Burundi, publié vendredi.
"Pour le seul mois d' août, 16 cas ont été constatés et documentés", précise le même rapport, qui évoque également 378 cas d'arrestations arbitraires et 88 personnes blessées.
La Ligue burundaise des droits de l'Homme déplore qu'aucune enquête n' a été diligentée pour connaître les motifs et les auteurs de ces violations des droits humains.
Par ailleurs, note le document, des cas d'enlèvements, d'assassinats, de tortures ont été observés.
Les victimes sont principalement des opposants au 3eme mandat de Pierre Nkurunziza, des jeunes des quartiers contestataires et des militaires en fonction ou en retraite qui faisaient partie de l armée régulière avant la signature de l Accord d Arusha, en 2000, précise le rapport.
D'après la Ligue Iteka, les auteurs de ces crimes sont certains agents du service national de renseignements, certains policiers et militaires pro-Nkurunziza et des jeunes affiliés au parti au pouvoir appelé communément '' Imbonerakure'' (qualifié de milice).
Ce rapport n'a pas encore été commenté par le gouvernement burundais jusqu'à 12H30 GMT.
Le Burundi a plongé, il y a plus de deux ans, dans une crise politico-sécuritaire née de la décision du président Nkurunziza de briguer un 3eme mandat jugé illégal et anticonstitutionnel par l'opposition et la société civile.
Les violences consécutives ont déjà fait des milliers de morts, de disparitions et ont poussé plus de 400 mille Burundais à fuir le pays, selon les dernières données communiquées par l'ONU.